jeudi 16 mai 2019

Podcast JDR : System Does Matter et Règle d'Or (Partie 1)

Avertissement : le podcast que vous allez entendre est en deux parties. La première partie sera, entre autres, consacrée à la fameuse allégation "Le Système est important" ou "System Does Matter". La seconde se concentrera exclusivement sur la célèbre Règle d'or.

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(Durée 01 : 46 : 33)
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La publication des derniers articles de Vivien Féasson sur son blog Contes et histoires à vivre a soulevé quelques controverses sur les réseaux sociaux. Pour ma part, je pense que ces controverses ont pour origine une mécompréhension toute francophone de l'allégation Système does Matter, une fausse route que j'ai moi-même longuement empruntée... 


Cette semaine, avec Vivien Féasson et Jérôme S, nous présentons les articles de la discorde. Après avoir reposé le contexte de ces deux publications, Vivien commence l'exposition de ses articles et des débats qu'ils engendrent. La discussion me pousse à faire la présentation anticipée d'un article en cours d'écriture. Une longue digression commence, sur la distinction entre System does Matter et Rules does Matter...

Bonne semaine à tous et à toutes ! Portez-vous bien et, surtout, jouez bien !

9 commentaires :

  1. Attention ce n'est pas le bon fichier qui a été uploadé.

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  2. Quand tu cliques sur "télécharger le podcast", il y a le bon fichier.

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  3. Excellent podcast sur le fond.
    La chaîne "système idéal -> playtests -> base -> système imaginé -> partie" est un bon rappel de ce qui se passe depuis l'envie de l'auteur jusqu'à la partie.

    Tu fais bien Romaric d'expliciter tes propos, parce que les évidences ne sont pas évidentes pour tout le monde. Même quand elles sont énoncées à haute voix.

    Exemple : dans une conférence, est abordé le sujet de "Quand on modifie une règle d'un jeu, on ne joue plus au jeu" (ce qui devrait être un truisme). Quelqu'un t'attaque alors en demandant "Et pourquoi c'est grave ?".
    A aucun moment tu n'as dit que c'était grave. Ton propos était de dire qu'il est **important d'en avoir conscience**.
    Cette scène m'a marqué car malgré la simplicité et la clarté des propos, force est de constater que certaines personnes ne comprenaient pas ce que tu voulais dire.

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  4. Et sinon, une question. Jérôme fait référence à une interview commune de Frédéric Sintes et Thomas Munier. Où puis-je la trouver ?

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    1. Ça doit être ça: https://outsiderart.blog/2019/04/18/podcast-outsider-n43-game-design-jeu-de-role-entretien-avec-frederic-sintes-2-sur-2/

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  5. C'est très étrange cette manie qu'ont les rôlistes vouloir changer les jeux auquel ils jouent, ou à leurs auteurs de ne pas assumer leurs règles. Ce qui serait inconcevable dans d'autres jeux de sociétés. Quand je lis dans un jeu de rôle au « faîtes ce que vous voulez », j'ai tout de même l'impression que le gars ne s'est pas fais chier ou du moins a bâclé son travail. J'ai l'impression que c'est ce qui entraîne le pire autour d'une table, car justement cette approximation retombe sur les épaule du MJ. Il doit alors improviser des règles souvent à l'arrache que les autres joueurs pourront trouver injustes ou trop laxistes et n'auront pas la satisfaction de leurs efforts et de leur réflexions. Ou dans le pire des cas, cela créera des conflits interminables qui encourage le MJ à devenir tyrannique. Du coup l'intérêt du jeu ne repose plus que sur les joueurs, une façon bien habile de se déresponsabiliser.
    En JDR, on a souvent la prétention de laisser faire au joueur ce qu'il veut. Alors, les auteurs tentent de trouver une règle pour tout ou au contraire reste très générique, sans enjeux ludique, et à la charge des joueurs d'en faire un truc sympas. Sans parler des univers encyclopédique sans outils pour créer de la dramaturgie, ou au contraire des scénario écrit pour du cinéma dont le rôle des joueurs n'est que secondaire.
    Finalement, je ne comprends pas tellement comment on peut en vouloir à un auteur de tenter régler ces problèmes... surtout qu'une fois autour de la table, tu fais bien comme tu veux, ça ne regarde que ceux qui s'y trouve.

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  6. Hello Romaric,

    Je ne sais pas trop où tu en es aujourd’hui, mais j’aimerais nuancer l’autocritique que tu fais dans ce podcast. Je suis convaincue que le point de vue des auteurs mérite d’être porté et doit continuer à l'être. Et je trouve l’approche qui met la focale sur le game-design tout à fait pertinente en elle-même (outre le fait que nous bénéficions tous et toutes à divers niveaux de la façon dont la Forge et ce qui a suivi a permis de penser la construction/déconstruction des jeux).

    C’est juste qu’à l’époque où j’avais publié le billet que tu cites (2015, au tout début de mon blog) le point de vue des auteurs était considéré dans nos cercles (La Cellule, les Ateliers imaginaires) comme la seule approche intelligente envisageable. Je crois qu’on a tous et toutes fait du chemin depuis.

    Et au vu de la belle qualité de cette saison de la Cellule, le Romaric d’aujourd’hui n’a pas à se sentir visé par l’Eugénie de 2015. :)

    Eugénie

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