jeudi 2 avril 2015

Podcast ADN N°13 : La Dissertation, en Français et en littérature






(Durée 01 : 30 : 51)
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La dissertation est l’alpha et l’oméga de la restitution des connaissances au lycée et à la faculté, en France, en lettre, en français et en philosophie, depuis la fin du XIXème siècle. Il s'agit d'un exercice scolaire avec de nombreuses règles méthodologiques. Pour défendre des propos, au cours d'un podcast, dans la base d'un jeu ou durant une partie de jeu de rôle, il nous arrive de faire appel à des méthodes littéraires rodées, destinées à vous convaincre ou à vous persuader.


Avec Cédric, Natacha, Emmanuelle et Adrien, nous revenons sur le discours de la méthode argumentative. Qu'est-ce qu'une dissertation ? Quels sont ces trois plans typiques ? Quels liens entretiennent la rhétorique et la pédagogie ? Quelle distinction peut-on faire entre "convaincre" et "persuader" ? Cette distinction tient-elle vraiment ? Pourquoi disserte-t-on ? La dissertation a-t-elle une autre fin que la correction ?

Bonne semaine à tous ! Portez-vous bien, dissertez bien et, surtout, jouez bien !

13 commentaires :

  1. Je suis désolé pour les nombreuses coupures dans ce podcast, les oreilles averties les entendront. Elles proviennent de mon ordinateur, je crois que le podcast hebdomadaire est en train de le tuer.

    Merci à nos deux profs de français !
    Merci de votre fidélité et à très bientôt ;)

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  2. Ce commentaire a été supprimé par son auteur.

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  3. Romaric, le Poadcast mis en ligne est celui de Séléné ;)

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  4. le podcast est accessible depuis la page podcasts, mais effectivement, le lien n'est pas le bon ici.

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  5. Super podcast! J'ai lu la page Wikipédia de la dissertation, qui apparemment est un exercice typiquement français, mais qui n'est pas propre à la littérature et à la philosophie, mais aussi en Histoire, Géographie, Sciences économiques et sociales, Biologie, Géologie et SVT. Elle apparait au XVII siècle et serait descendante de la dispute médiévale.

    Par le même Wikipédia, un essai est une œuvre de réflexion portant sur les sujets les plus divers et exposée de manière personnelle, voire subjective par l'auteur. Ce qui le le différencie du Discours , c'est qu'il parle de chose différente et sans avoir le besoin d'être exhaustif.

    Continuer comme ça, j'adore ce que fait la cellule.

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  6. J'ai tout d'abord cru à un poisson d'avril quand j'ai voulu l'écouter ce matin entendant le podcast de la semaine dernière. Fort heureusement c'est avec joie que le soir même j'ai pu accéder au véritable contenu !

    Comme toujours, j'apprends plein de choses et je prends toujours autant de plaisir à vous écouter. Mais pour une fois je souhaitais apporter ma petite contribution. En effet, ce podcast a été enregistré en réaction à celui sur le terrorisme dont l'intervenant était un avocat. Dans le podcast il est d'ailleurs fait mention des juristes qui détiendraient les clés du discours. Et pourtant aucune évocation de la dissertation juridique ! Je me fais ainsi l'émissaire de la diversification dissertationnelle ! Non ! Les plans en trois parties ne sont pas les seuls existant à partir des études supérieures. Les juristes ne jurent que par des plans en deux parties qui descendent souvent jusqu'à trois subdivisions soit un total de quatre niveaux de divisions (I - A - 1 - a) ; chaque partie devant se répondre et se compléter créant une argumentation qui se veut logique (car les juristes l'aiment cette chère logique, le syllogisme juridique en est une application concrète utilisée par les juges). La dissertation juridique, si mes souvenirs sont bons, est d'origine romaine dans sa construction. Notre droit s'inspirant grandement de celui des romains s'inscrivant en opposition au droit anglo-saxon.

    Tout cela pour vous vous remercier encore de tout ce que vous faîtes que ce soit pour le JDR ou plus largement l'exhortation de vos auditeurs à l'ouverture d'esprit et l'esprit critique.

    Demerzel
    Rôliste qui termine sa licence en Droit dans moins de deux mois et qui trouve que Myphos il a quand même trop la classe ! :D

    NB : pour plus d'informations car je suis loin d'être un théoricien de la méthodologie de la dissertation juridique : http://fxrd.blogspirit.com/archive/2010/10/14/la-dissertation-juridique-methodologie.html et http://fiches.dalloz-etudiant.fr/methodologie/fiche/23/h/2fe0325e070ff14e9a5a88084364abc8.html?tx_dallozrevision_pi1%5Bonglet%5D=1
    Cela ressemble peut-etre à votre conception de la dissertation progressive ? Vous ne vous êtes pas vraiment attardé sur cette catégorie aussi je me permet de poser la question ^^

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  7. Merci pour vos bons mots et pour toutes ces précieuses précisions. ;)

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  8. Pour une fois je commente: j'ai pas mal apprécié ce podcast pour ce qu'il apporte d'éclaircissement aux scientifiques comme moi à qui on a tanné des années: "vous les scientifiques vous devriez y arriver, c'est hyper structuré"... Je me retrouve globalement dans les propos d'Adrien (mais j'ai pas envie de faire comme si j'étais d'accord ! Il dit de la merde !) mais je tiens à relever deux trois trucs:
    - A un moment, Cédric, en fond, essaye de faire remarquer que les articles (de journaux, magazines je suppose) utilisent la structure de la dissertation. A mon avis ça mérite d'être soulevé et réfléchis par chacun donc je le signale

    - Je rejoins Natacha dans le combat contre les gens qui veulent te rentrer des idées dans la tête. Moi,mon objectif, quand je donne des cours, c'est d'éveiller les élèves à cette possibilité de manipulation pour mieux être capable de l'analyser.

    En prenant conscience des techniques de manipulation et en s'y essayant (donc en faisant des dissert), on se crée des défenses. Ces défenses ne seront jamais absolues, c'est certain, mais ça à le mérite d'être mieux que rien.

    Défendre un point de vue, c'est cool, mais au final vous arrivez au constat, de ce que j'en comprend, que ce qui compte c'est le débat et la remise en cause des idées préconçues.

    Je pense aussi qu'on se construit sur des certitudes et qu'on doit être capables d'admettre la possibilité d'avoir tort, je pleins Natacha pour sa sensibilité, moi en général, je m'énerve un peu ou je me referme pour réfléchir.

    Bref un podcast bien cool qui va nous amener encore plein de débats, c'est cool les ADN !

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  9. De mémoire, j'ai failli creuser la question de la structure de l'article de presse. Je ne suis pas experte, mais les formateurs que j'ai eu s'inscrivaient dans une démarche totalement différente : il est conçu pour donner les informations principales en premier (au cas où le lecteur n'irait pas jusqu'au bout), et les préciser/étayer ensuite. Il y aurait de quoi faire un podcast entier sur la question je pense : délivrer l'information de façon efficace et accessible, prendre position ou pas, permettre la réflexion... c'est compliqué tout ça ;)
    Bien cordialement,

    Emmanuelle

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  10. Bonjour!
    Issu d'études professionnelles et en fac de sciences humaines, je dois avouer toujours voir ces principes comme des concepts aussi transparents que des rochers... autant dire que ce n'est pas clair!
    Même si c'est intéressant d'en savoir un peu plus, je reste donc éloigné de cette façon de voir et bien plus proche du système anglo-saxon.
    Merci en tout cas!

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  11. Bonjour
    J'ai mis du temps à oser écouter ce podcast car, suite à la tuerie à charlie hebdo et aux oppositions se sont exprimées alors, je suis très en colère contre cet exercice.
    Je comprends que ce podcast est consacré à la dissertation en littérature, et j'ai conscience que les programmes ont changé depuis que j'ai quitté les bancs de l'école.

    Mes exemples sont donc ceux que j'ai connu au collège (car au lycée, je n'ai pas fait de dissert de littérature) et ils se rapprochent davantage de la dissert de philo.

    Avant propos modérateur achevé, pourquoi donc qu'il est en colère le shiryu ?
    vous vous placez souvent du côté prof mais l'élève, il croit quoi ? qu'Est-ce qu'on attend de lui ? Et ben une réponse. (je suis d'accord, finir par "tu m'emmerdes avec ta question, faut que j'y réfléchisse", je ne crois pas que ça passe bien).
    C'est un exercice ! l'élève est là pour avoir une note, et si possible une bonne note. Il va chercher à y répondre à votre fichue question. Parce qu'il part encore du principe qu'il va être noté pour sa réponse.

    Et comme en jdr, quand vous posez une question, vous forcez l'autre à construire une réponse, même s'il ne se l'était jamais posée.
    Du coup l'élève va se forger son opinion au fur et à mesure de cet exercice.
    Mais bordel ! à quel moment il se renseigne sur le sujet ? a quel moment il discute avec les autres ? a-t-il juste le droit de finir par "j'en sais rien, il faut que je me renseigne encore ?".

    A l'heure où l'absence de débat mène aux tensions entre citoyens, au point même qu'ils ne savent même plus participer à un débat, je tiens pour responsable en grande partie cet exercice individuel de merde. Les jeunes ne savent plus se parler, c'est à celui qui imposera son idée en gueulant le plus fort. il ne savent argumenter que tout seul dans leur coin, ils ne s'écoutent plus, ne prennent plus en compte le discours de l'autre.
    4h pour réfléchir ! mais c'est pas du temps pour réfléchir qu'il faut, c'est du temps pour s'informer.

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  12. Ce que tu dis est inexact Shiryu. Si le professeur est compétent (et il est sensé l'être), toute dissertation se construit à l'aide de contenus diversifiés transmis en cours. C'est d'autre part un exercice, comme tu le soulignes, et l'enjeu n'est aucunement la réponse. Aucun prof ne note la copie en fonction de la réponse (nous n'en avons pas le droit et cela ne fait pas partie des barèmes), nous notons la construction du raisonnement, les étapes de la structuration et la capacité à problématiser. Les élèves sont spécifiquement informés de ce fait, que la note de philosophie portera sur la capacité à mobiliser des contenus de connaissance de cours dans le cadre d'une réflexion personnelle, problématisée et structurée de façon progressive (autrement dit hypothético-déductive). L'exercice de dissertation a la même fonction que le travail de mathématiques, oeuvrer à développer chez l'apprenant ses facultés intellectuelles en terme de raisonnement, en terme de capacité à trier, classer, organiser et, surtout, à problématiser l'information. L'incapacité à communiquer avec autrui dans le monde contemporain n'a rien à voir avec l'exercice dissertatif, il y a tellement de causes bien plus déterminantes et concomitantes qu'on pourrait lister.

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