jeudi 12 octobre 2017

Podcast JDR : La sécurité émotionnelle en jeu de rôle, avec Maxime Victor






(Durée 02 : 30 : 50)
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Après avoir vécu une expérience traumatique lors d'un jeu de rôle grandeur nature, Maxime Victor s'est beaucoup intéressé à la sécurité émotionnelle dans les jeux de rôle. Même si cette partie n'a pas été la seule cause de son accident, depuis Maxime parcourt les salons et les conventions pour présenter une conférence visant à sensibiliser les joueurs et les auteurs de jeu de rôle à la sécurité émotionnelle...

La conférence de Maxime Victor

Avec Emmanuelle, Fabien, Dorian et Maxime, nous abordons cette semaine l'épineux sujet de la sécurité émotionnelle. Après avoir raconté son expérience personnelle, Maxime nous fournit d'autres exemples et tente de nous convaincre d'user de quelques astuces pour mettre les joueurs en sécurité. Mais, entre ceux qui pensent qu'ils ne sont pas en danger et ceux qui jugent que les moyens de Maxime sont inappropriés, on comprend rapidement les résistances auxquelles Maxime doit s'opposer. En prenant l'exemple de Sens, Maxime illustre son propos et montre en quoi ce jeu de rôle traditionnel est l'archétype même de ce qu'il ne faut pas faire.

Bonne semaine à tous ! Portez-vous bien et surtout jouez bien !

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Retrouvez l'intégralité des conférences des GNiales 2016, dont celle de Maxime Victor, sur le site de référence du jeu de rôle grandeur nature, ElectroGNhttps://www.electro-gn.com/11254-retour-sur-les-gniales-paris-2016

8 commentaires :

  1. Merci et bravo à Maxime d'avoir amené ce sujet difficile et compliqué ! C'est vraiment une position inconfortable et il a le courage de la prendre. Je le soutiens entièrement dans sa démarche, qui me semble essentielle pour faire du jeu de rôle un lieu bienveillant et accueillant. Impossible d'ouvrir le jeu de rôle à de nouveaux publics sans cela !

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  2. 100% avec Maxime sur la question de la sécurité émotionnelle. C'est peut-être au final à bien y réfléchir la raison pour laquelle je n'ai jamais réussi à maîtriser Sens au final. Car dans ma pratique la règle "on coupe la fiction à tout moment si quelqu'un le demande" est non négociable et est présente dans tous les jeux. Même si cela n'est pas dans les mécanismes de la base. C'est clairement non négociable.

    De manière amusante, le seul scénario que j'ai personnellement trouvé "dangereux" à la lecture de Sens c'est celui du poète. Les autres non, c'est du coup sans doute que j'ai raté quelque chose.

    (Par contre note: y'a vraiment une grosse différence, médicalement parlant, entre trauma et bouleversement. Et même s'il est possible de "guérir" d'un trauma, il n'est jamais enviable de traumatiser volontairement quelqu'un. On peut très bien guérir d'un coup de couteau ou d'une balle, et survivre à ces événements peut devenir une source de force future. Cela n'en rend pas moral le comportement "tirer sur quelqu'un". Je pose ici une comparaison volontairement forte pour faire comprendre l'idée).

    Merci encore pour ce podcast o/

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  3. Plus je pense au sujet de ce podcast et à ce qui a été dit durant l'enregistrement et plus je le trouve compliqué! Ça me fait aussi réfléchir sur mon propre comportement. Génial! Merci pour ce podcast!

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  4. J'ai beaucoup aimé le podcast et les interventions de Maxime. Cher Maxime saches qu'à ta place j'aurais claqué la tête de Romaric une paire de fois. Avec Emmanuelle, Rom' tient un discours qui, sur le seul sujet de Sens, n'est pas très grave mais qui tient sur le fond d'un rhétorique d'oppression. On a en vrac du victim blaming (si t'es mal à l'aise c'est aussi ta faute), une position d'auteur/artiste prévalant la sécurité des personnes (bravo pour la posture de connard) ou encore le relativisme en expliquant que les techniques de sécurité ne servent à rien (Spoiler la ceinture de sécurité ne sauvent pas les gens dans 100% des cas mais...)
    Emmanuelle tient le discours d'une personne qui aime bien s'infliger des moments pénibles et qui réfute le fait que d'autres peuvent ne pas aimer.
    Fort heureusement Romaric semble conscient de tout ça, c'est déjà ça!

    Sinon concernant la X-Card c'est un bel outil mais dont on ne se sert pas. Sa simple présence permet de poser un contrat social où on explique que des choses dures vont arriver et que quoiqu'il arrive on peut dire stop. C'est un peu pareil pour le safe word dans le Bondage, on accepte la douleur plus facilement. On pourrait trouver ça limité (et on aurait raison) mais c'est toujours mieux qu rien où là les messages de prévention sont absents avec tous les risques que ça implique.

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    1. Je te rassure, ce podcast m'a permis de voir en quoi certains de mes postulats de départ (et donc mon discours) étaient problématiques :)

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  5. Euh...

    Au niveau de Sens, est ce que cela ne se résume pas tout simplement à une question de contrat social indicible ?

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  6. Bravo Maxime pour ton courage. Ce n'est pas un sujet facile.

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  7. Une émission très intéressante. Je pense cependant que, comme Emmanuelle le fait remarquer, on gagnerait à ne pas utiliser le seul mot violence pour des choses qui vont de la simple frustration au traumatisme le plus profond.

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