jeudi 5 février 2015

Podcast JDR : Le Jeu de Rôle doit-il s'inspirer du Cinéma ?






(Durée 01 : 35 : 23)
Télécharger le podcast

Le cinéma est une source d'inspiration pour le jeu de rôle, c'est incontestable. Les salles obscures ont même certainement contribué à l'émergence du jeu de rôle comme loisir populaire. On ne compte plus le nombre des jeux qui proposent aux joueurs de vivre des histoires "comme au cinéma". Les films de genre font des sources d'inspiration intarissables, pour des scénarios, marquées par des scènes cinématographiques, presque caricaturales.


Avec Flavie, Fabien, Maxime et Morgane, nous nous interrogeons sur cette étroite relation entre les deux médias. N'a-t-elle pas des conséquences négatives ? Pourquoi constate-t-on une telle porosité entre ces deux arts ? Qu'est-ce qui pousse les rôlistes à s'inspirer de scènes cinématographiques pour préparer des parties de jeu de rôle ? Pourquoi le jeu de rôle devrait-il emprunter sa grammaire au cinéma ? Peut être est-il temps que le Jeu de rôle prenne enfin soin de lui-même, sans chercher à singer le cinéma ou le jeu-vidéo.

Bonne semaine à tous ! Portez-vous bien et surtout jouez-bien !

29 commentaires :

  1. Merci aux intervenants de ce podcast : Flavie, Fabien, Maxime et Morgane.

    Il y a encore beaucoup de choses à dire sur les relations entre ces deux médias. On sent bien que les podcasteurs se battaient pour les micros. Nous ne pouvons pas tout aborder en un seul podcast, cela va de soi.

    Nous reviendrons sur tous ces sujets de façon peut-être un peu plus structurer dans de prochaines émissions car ces réflexions semblent extrêmement fructueuses pour tous nos podcasteurs.

    Bonne semaine à tous ! Portez-vous bien ! Jouez bien !

    RépondreSupprimer
  2. 5 minutes et je bondis ! Non, je n'ai pas honte de mon média. Au contraire, la plupart des idées de campagnes ou d'univers sont venues suite à une déception au cinéma. Des possibilités baclées pour tenir en 2h. Alors très souvent, le jdr était pour moi un média pour creuser cet orgasme précoce (pour rester dans l'ambiance des ( min), me l'approprier et de faire, je l'espère, bien mieux. En tout cas, j'y gagnais toujours l'élément surprise pour moi, même en tant que MJ, alors que les films qui arrivaient à me surprendre se faisaient bien rare.
    Ceci dit, aujourd'hui, il y a les séries qui permettent de creuser bien plus un univers ou des personnages et selon moi, le cinéma a du souci à se faire s'il n'a que la 3D à offrir par rapport au petit écran.

    RépondreSupprimer
  3. Rien sur les séries télévisées ? Quand on sait que l'un des plus gros buzz de l'année dernière dans le monde du jdr, c'est la sortie d'Hillfolk de Robin D. Laws qui a pour finalité de proposer des campagnes entières de jdr à narration partagée en suivant le modèle des séries américaines HBO... et pas un mot pour ce jeu qui a déchaîné les passions et proposé des choses réellement novatrices. Je n'ai pas écouté tous les podcasts, mais honnêtement, vous tournez un peu en rond, vous évoquez toujours le même corpus de jeux là où des dizaines de jeux sortent constamment avec des mécaniques ou des idées novatrices. Peut-être faudrait-il varier aussi un peu les intervenants pour résoudre cet écueil... Dernière remarque : The Forge, c'est n'est pas un ensemble unifié de théories, c'est un forum (et il semble parfois que les intervenants n'y sont jamais allé !) avec des théories contraires, des discussions animées, des points de vue multiples sur le jdr, où Ron Edwards comme d'autres se font (avec raison parfois) bien remballer par des arguments ou des théorisations différentes. J'aime beaucoup les thèmes que vous choisissez et j'écoute souvent les podcasts attiré par les enjeux évoqués, mais honnêtement, j'ai l'impression d'écouter un club de jdr avec ses propres pratiques plutôt qu'un groupe de spécialistes de jdrologie utilisant la variété des théories et des cultures du monde du jdr pour problématiser des enjeux. Dès lors, ce n'est pas grave s'il n'y a pas de spécialistes de jdrologie à la table de podcast, mais cela implique dans ce cas un effort de problématisation et d'ouverture plus grand pour éviter soit la pagaille, soit les jugements à l'émotion ou à la querelle de clocher. Bref, sans doute que je vais encore passer pour le râleur de service, mais crois bien que ma remarque découle d'un intérêt réel pour l'émission.

    RépondreSupprimer
  4. Je trouve ta remarque super importante et intéressante Méta.
    A titre personnel, derrière les micros de la Cellule, j'ai toujours un peu peur de dire des erreurs énormes (même en toute bonne foi)du coup j'essaye de m'en tenir à ce que je connais un minimum. Honnêtement, je connais très peu de séries -et j'en regarde assez peu-, même si je reconnais que leur évolution en fait parfois de meilleurs production cinématographiques que les films ! Je ne me verrai pas aborder le sujet en podcast, sauf peut-être pour mentionner cet avis personnel, car je risquerai de dire des bêtises !
    Et hélas, je connais finalement peu de choses, et le jdr c'est tellement vaste et riche ^^
    L'équilibre entre "parler de nouvelles choses" et "parler de choses que l'on espère maitriser un peu" est difficile à trouver ;)

    Mais on va y travailler !

    RépondreSupprimer
  5. Heureusement que je suis dans le train et assis,parfois ça donne envie de bondir

    Par exemple suis pas cinéphile mais rôliste mais le jeu de rôle a développé sa propre grammaire, il a pas attendu la sortie du maelström ni même The Forge en fait...

    RépondreSupprimer
  6. Le jeu de rôle pas accessible ? Et tous les gens qui ont commencé à 10-12 ans avec D&D, chtulu ou vampire ? Ça aussi ça fait bondir tiens

    RépondreSupprimer
  7. Le commentaire est parti un peu vite, suis toujours en écoute. Oui les premiers jeux de rôle demandaient plus de préparation / temps mais je vois pas en quoi c'est un problème, effectivement on peut perdre en accessibilité mais ce n'est pas gênant, l'investissement temps / plaisir de jeu est rentable je trouve

    RépondreSupprimer
  8. L'amnésie a toujours bien marcher en matière de jeu de rôle. Certains joueurs dans certains jeux choisissent même d'être amnésique, pas pour autant que y a pas de problématique ou objectif
    Sinon vous vous êtes pas dit que si les jeu de rôle ressemblent plus à du mickael bay qu'à du cronember car c'est plus fun ?
    Et plus je vous écoutes plus je me dis que vous avez pas touché à un jeu de rôle traditionnel depuis un sacré bail...

    RépondreSupprimer
  9. Bonjour,

    Pour ma part je souhaiterai apporter mon point de vue sur une question qui revient sur plusieurs podcasts et notamment celui-ci :

    Pourquoi le jeu de rôle n'est pas considéré comme de l'art?

    (La même problématique peut être étendu aux jeux de société, aux jeux vidéo qui présente la même caractéristique que je soulève plus loin)

    La caractéristique de ce média qui l'empêche selon moi d'être élevé au rang d'art est sa dimension ludique.

    Traditionnellement (c-à-d dans l'esprit des gens), l'art est fait pour être CONTEMPLÉ et non pour être JOUÉ. Les arts reconnus sont très peu voire pas du tout interactif. Même au sein d'une pièce de théâtre, lorsqu'un acteur brise le quatrième mur (c-à-d prendre le publique à parti) le rôle du spectateur n'a aucune influence sur la pièce.
    De plus, par mimétisme on sacralise les œuvres d'arts et on apprend à se contenter de les contempler. Quand enfant on vous emmène au musée l'on vous dit bien de ne pas toucher les œuvres d'arts. Comment vous comportez vous face à un objet que vous considérez comme de l'art ou que vous avez élevé au rang d'œuvre d'art dans votre considération? On le met dans une vitrine et on se contente de le contempler. On retrouve ce phénomène avec le fétichisme de l'objet.

    Pour la majorité d'entre nous, on a beaucoup de mal à concevoir quelque chose que l'on puisse toucher, manipuler, user ou pire JOUER comme de l'art. Je prétend donc que, à moins qu'un profond changement soit fait sur la notion d'art tel qu'elle est communément accepté, le jeu de rôle comme n'importe quel autre média de nature ludique ne parviendra JAMAIS au statut d'œuvre d'art, malgré dimension artistique évidente.

    Darkkeeper

    RépondreSupprimer
  10. Je suis d'accord avec Meta sur le fait que vous tournez en rond, sur votre école de jdr et que souvent vous la présentez comme la vérité sur le jdr.
    D'ailleurs ça fait beaucoup de bien d'entendre Romaric dire merde à la forge. Au passage le malestrom de Romaric est vraiment un article de jeudrologie très intéressent (tout le livre est une réussite et d'une impressionnante honnêteté intellectuelle)

    RépondreSupprimer
  11. De la fierté du média et de sa considération en tant qu'art :

    je n'ai jamais eu honte de faire du jeu de rôle, même à l'époque où la mère du pote conseillait à la mienne de me faire arrêter car c'est dangereux quand même, au contraire, j'avais une espèce de fierté malsaine à faire un truc underground / confidentiel / subversif

    de l'autre coté, je ne suis pas d'accord sur la grandeur du cinéma,pour vous (et probablement pour les gens qui aiment les mairies de gauche en fait^^) peut être que c'est une position enviable, mais dans mon entourage, un pote qui a voulu faire une école de cinéma, la réaction globale ça a plus été " y a pas de débouché, c'est pas un métier sérieux, fais autre chose, arrete de rever" etc etc etc (un peu le même genre de réflexions comme on peut pas gagner sa vie dans le jeu de rôle), au delà des super stars d'holywood tout ça c'est des artistes au sens péjoratif du terme voir des intermittents du spectacle.

    Enfin, un des plus grands freins à la considération du loisir en tant qu'art c'est les rôliste eux même.

    Je m'explique, l'auteur de jeu de rôle est artiste, mais comme un écrivain au final, il écrit un livre de jeu de rôle point, les joueurs veulent joueur, les mj veulent masteriser, le loisir est un objet ludique, ses participants veulent pas en faire de l'art forcément.
    Perso un livre de jeu de rôle dans mon étagère OK, sur ma table de jeu totalement c'est sa place, dans un musée non les mecs faut pas pousser c'est un jeu et basta la bista.

    Sinon rien à voir avec l'art, mais vous êtes fatiguants avec votre manière condescendant de dire que le jeu de rôle traditionnel c'est nul (en gros hein, je caricature mais à peine), dire qu'un jeu sans MJ procure plus de bonnes parties / moins de parties bugguées que le jeu de rôle avec MJ, c'est totalement faux ! Pareil dire qu'on peut utiliser les trucs de jeu de rôle avec MJ dans un jeu de rôle sans MJ c'est bien beau, mais l'inverse est vrai aussi !
    Par exemple, la métaphore de la petite sirène, c'est pas parce qu'on la vu petit que 1-) on est obligé de le critiquer avec condescendance 2-) on prendra pas plus de plaisir à le revoir que voir une bouse genre avatar 3-) un film d'auteur est forcément mieux que ce petit chef d'oeuvre qu'est la petite sirène

    RépondreSupprimer
  12. Bonsoir, j'écoute en ce moment ! Mais j'ai une première question où peut-on trouver "le maelstrom"

    RépondreSupprimer
  13. Sur la boutique du Maestroll : http://romaricbriand.fr/boutique/

    RépondreSupprimer
  14. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
  15. Je suis surpris d'un échange au sujet d'une couverture d'une publication de l'Appel de Cthulhu, celle avec (je cite de mémoire) : « une nana qui montre ses fesses à des tentacules » « - c’est un peu putassier » …

    Je pense qu'il était fait allusion à la couverture de la réédition des Masques de Nyarlathotep qui s'est vue dotée d'une couverture très pulp. Ce qui m'a surpris, c'est le ton réprobateur qui a été employé pour commenter cette illustration et le fait que personne n'y fasse allusion dans ce thème. Or, un excursus sur celle-ci, en évitant le jugement de valeur déplacé de votre part, aurait été particulièrement pertinent dans un thème consacré au cinéma et aurait mérité que vous vous arrêtiez dessus. En effet, cette illustration vient orner la couverture d’une réédition d'une (vieille) campagne de l’AdC, très pulp dans son propos. Pour cela, elle est parfaitement à propos en reprenant les codes des affiches de film et des couvertures de roman pulp des années 30 et 40. Par ailleurs, la mode du jeu pulp a toujours existé depuis les années 80, dès l’apparition de l’Appel de Cthulhu. C’est un clin d’œil à ce courant littéraire (Lovecraft publiait dans les revues pulp et a nourri le genre) et cinématographique : combien de scénario ou de campagnes de Cthulhu s'inscrivent dans cette thématique ? La grande majorité de la production de Chaosium, Descartes, Sans-Détour ...

    Tout cela me fait constater, à regrets car vous êtes des personnes cultivées, qu’une fois sorti des éléments techniques de game-design et des comparaisons pertinentes faites entre médias, vous passez à côté d’une part importante du sujet abordé.
    Au delà de l'exemple de la couverture citée plus haute, on peut s'interroger sur la proposition faite par le scenario d’introduction de la dernière mouture de Star Wars, issu de la boite d’initiation, qui reprend des scènes de l’épisode IV si je ne me trompe pas… En termes de démocratisation du jdr (au-delà des aspects techniques de construction et de déroulement de partie), cela a un impact certains en faisant appel à une culture commune. Dans la production française récente, la Brigade Chimérique peut fournir un autre bon exemple (réussi) de culture commune trans-média.
    En effet, le jdr ce n’est pas qu’une histoire de game design et de système (de jeu/de résolution) incluant (ou non) les paramètres propres de l’univers de jeu, c’est aussi (et avant tout) une affaire de culture partagée entre les personnes jouant au même jeu. La « culture geek » - mon dieu que je n’aime pas cette expression car elle circonscrit les geeks à être de grands enfants boutonneux inoffensifs et consuméristes - est avant tout une culture du cliché, de l’autocitation et de la nostalgie, formant un ensemble de codes culturels. Pour cela, et enrichir vos podcasts, je ne saurais que trop vous conseiller la Bibliothèque des Miroirs (http://www.moutons-electriques.fr/collection-bm) et la lecture de l’ouvrage « Retro-Futur » plus particulièrement.

    Edith : correction orthographique et précisions

    RépondreSupprimer
  16. Bon je viens de commander le Maelstrom. le sujet d'une grammaire propre au jeu de rôle m'interresse depuis 1984, oui 1984. Même par exemple le terme de scénario ne convient pas, c'est un terme qui peut trouver sa propre définition dans ce monde qu'est le jeu de rôle.
    Vous voyiez dans vos débat tois acteur, le créateur du jeu, le MJ (ou pas) et les autres joueurs non MJ. Toutefois j'aurais envie de rajouter le créateur d'univers (et pas forcément d'un système de jeu) et les créateur d'ouverture à partie (appelons cela scénario).
    Le MJ utilisant tous les outils qu'il souhaite pour lancer la mise.
    Je ne suis aps un fan de la création de corpus de rêgles apr contre le DK m'a ravis pour mes propres univers. Mais en tant que MJ j'aime Hellywood et ses regles et là l’univers me convient mais je n'ai pas envie d'écrire "d'ouverture de partie" (scénario). être MJ satisfait mes désirs. Par contre j’adore être joueurs dans Tanga.

    BEacoup d ejeu John Doe, masi c'est ce qui me viennent actuellment.

    Mais en cours de partie, je peux très bine utiliser pour des enquête ou chacun sait qu'au final on trouvera les piste, faire de la narration partagée en introduisant des carte "événement" avec un mot dessus et chaque joueur pique la narration avec sa carte et conduit en respectant un peu de cohérence de ce qui a été avancé jusque là. Le MJ a une liberté importante dans le choix des outils pour partager ce moment qu'est une partie.

    RépondreSupprimer
  17. Sympathique émission pour moi mais pour revenir sur un des premiers commentaires, je trouve aussi que vous pourriez inviter plus fréquemment des auteurs/acteurs de jdr extérieurs à votre cercle. Je pense notamment aux différentes personnes rencontrées par Coralie David (j'ai grandement aimé ses interviews). Dans ce genre, l'émission sur jdr mag m'a ainsi beaucoup plu.
    J'apprécie souvent vos podcasts au moins pour la forme et le ton employé mais pas toujours sur le fond (sujets hors jdr qui ne m'intéressent pas forcément). L'émission de cette semaine en est bon exemple : très agréable à écouter pour moi avec cette belle ambiance mais sur le fond j'ai assez vite décroché ..

    Au passage, pour un futur "One Shot", je serais très preneur d'une émission sur Wastburg et sur Les Légendes de la Garde.
    Bonne suite quoiqu'il en soit !

    RépondreSupprimer
  18. Léo Faggianelli8 février 2015 à 15:11

    J’ai trouvé ce podcast très agréable à écouter ! J’ai bien envie de me pencher sur le livre de Romaric, je vais le commander pour voir ce que ça donne !

    RépondreSupprimer
  19. Inutile de revenir sur le commentaire plus que pertinent de Meta.
    Mon commentaire s'adresse en particulier à Morgane : est-ce que tu as lu les théories de Joseph Campbell? (https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_H%C3%A9ros_aux_mille_et_un_visages) Ce génie, théorise que TOUTES les histoires humaines sont construites sur le même modèle. Et quoi qu'en disent les Celluliens cette théorie s'applique au jdr également, même quand la responsabilité créative est partagée.

    Le jdr se nourrit du cinéma et de tout les autres arts qui nourrissent l'imaginaire. Il est joué par des humains qui se servent de leur cerveaux pour recomposer des images qu'ils ont vu/lu etc, pour faire leurs propres histoires.
    Vous confondez jdr et scénario illusionniste qui lui est un fléau et qui lui est adapté directement du cinéma.

    Vous prêchez que le jdr est un art et la encore vous semez la confusion dans l'esprit de votre publique. Le game design est un art, le jdr est une pratique, une consommation de l'art.
    L'art c'est ce qui se partage et comme vous le démontrez assez souvent : on ne peux pas partager une partie de jdr.

    Et encore une fois, la fiction EXISTE en jdr. Le fait qu'elle soit différente d'un joueur à l'autre n’empêche pas que pour chaque joueur il y a une fiction précise et racontable. le fait qu'ils racontent tous une histoire différente ne nie pas son existence.
    Romaric! tu fais du mal au jdr. Si les joueurs arrêtent de raconter leur partie alors qui va vouloir jouer? Déjà que c'est une pratique très dure à faire connaitre, si en plus on devait arrêter de raconter le plaisir qu'on en retire... Il faut arrêter de dire ça, s'il te plait.

    RépondreSupprimer
  20. Bonjour,
    Un podcast prompt à déchainer les passions à ce que je lis dans les commentaires.

    J'aurai pour ma part une petite critique à apporter aux propos que la cellule à tenue sur le jeu vidéo.

    J'ai trouvé la cellule très réductrice à sont encontre, ne considérant le jeux vidéo uniquement par le biais des jeux dit "AAA".

    Cela reviens à considérer D&D et l'AdC comme seul représentant du jdr en omettant l’existence de l'édition indépendante.

    L'art vidéo-ludique possède lui aussi sa scène indépendante, et cette dernière n'a jamais été, à mon sens, aussi innovante et pertinente qu'aujourd'hui.

    RépondreSupprimer
  21. Pollux, la théorie du héros aux milles et un visages s'applique dans un cadre qui semble universel mais qui en réalité est extrêmement restreint. J'ai lu le "writer's journey' de Christopher Vogler qui aborde cet élément.

    Cette théorie ne concerne en pratique que les "mythes" et essaye de prouver que la structure narrative de tous se recoupe. Cette théorie à par la suite inspiré des auteurs et cinéastes. Par exemple, Starwars s'est construit sur ce modèle. Il ne faut pas dire "Starwars suit ce modèle car il est universel", mais "Starwars a été conçu pour suivre ce modèle qui semble universel aux contes héroïques mythiques".

    Il y a tellement de mouvements littéraires et cinématographiques qui ne collent pas à cette approche, que vouloir la coller au jdr c'est un peu réducteur. S'en inspirer pour du jdr "aventure héroïque" c'est top, mais ça s'arrête là.

    En revanche j'aime bien ta remarque comme quoi le game design est l'art, et que le jdr en est sa "consommation". Je pense cependant, que l'on peut nuancer ce propos, car un MJ (ou un animateur de partie) a toujours une couche d'interprétation du jeu qui apporte un petit grain. On ne joue pas tous pareil, tout comme on ne regarde pas tous pareil un film. C'est ce "pas tous pareil" qui fait que je trouve le terme "consommer" peu approprié.

    Sandro, les exemples jeux video AAA qui sont donnés, sont donné en prenant une posture extrême pour illustrer un propos. La cellule c'est aussi des gros trolls des cavernes bronzés au tube cathodique qui connaissent le sujet. Enfin, je me considère comme tel :-)

    RépondreSupprimer
  22. En fait Pollux c'est moi...
    Adrien, pour moi, Campbell décrit un moyen d'analyse du récit en général. Ce n'est pas du tout un guide d'écriture (comme le définit Vogel) mais une grille de lecture.
    Campbell nous donne un outil descriptif du récit et pour l'instant chaque fois que je l'ai appliqué à une fiction (bisous Romaric) (jdr, cinéma, littérature, etc) ça marche.

    J'avoue que je pousse un peu le trait en parlant des joueurs (MJ et PJ dans les jeux modernes) comme des consommateurs, mais on ne peut pas dire que ce sont des producteurs/créateur non plus, dans le sens ou ce qu'ils produisent est intime et ne peux être partagé tel quel.

    RépondreSupprimer
  23. Bonjour,

    Auditeur depuis quelques mois de La Cellule, je tente mon premier commentaire.

    J'ai plusieurs remarques sur ce podcast :

    1. J'ai l'impression que vous vouliez centrer votre discussion sur deux sujets : la compatibilité entre un scénario de cinéma et celui d'un JdR ; l'univers d'un jeu peut-il être repris dans un JdR. Cela reste confus pour moi et pourtant, Flavy n'a pas (beaucoup) perturbé la discussion ;)

    2. Je regrette que vous n'ayez pas parler de "Bimbo" qui, justement, est la jonction possible entre jdr classique et cinéma (bien que je déteste sa couleur sexiste). De ce que j'en ai vu sur trictrac, le jeu m'a l'air bien construit et fidèle d'une ambiance cinématographique. Est-ce volontaire ?

    Beaucoup de joueurs aiment les background fournis. Le cinéma et les séries peuvent apporter un matériau simple d'accès. Le Mj peut ensuite développer les histoires suggérées à l'écran (les hors-champs). Après, adapter un scénario de cinéma ou de série pour en faire un scénario toboggan, ça se fait.

    Enfin, j'ai du mal à voir dans ce podcast le lien avec les JdR à "autorité et narration partagées". Beaucoup de joueurs de JdR traditionnels sont très attachés au background et, à mon avis, le scénario de cinéma n'est pas une passerelle idéale pour passer du JdR traditionnel vers le JdR ANP.

    Au plaisir d'écouter votre pertinence et votre bonne humeur !

    RépondreSupprimer
  24. Et pourquoi ne pas avoir parlé de l'Agence ?

    RépondreSupprimer

  25. J'ai trouvé tout ce podcast intéressant et les propos soulevés pertinents. En revanche les digressions sur le jeu vidéo... Je les trouve plutôt critiquables. Pertinentes sur certains points, mais assez peu satisfaisantes à mon goût.
    Par exemple je suis entièrement d'accord sur le fait que les jeux vidéos n'ont pas inventé le concept de choix moral interactif, et je partage la critique faite aux développeurs qui tiennent (ou semblent tenir) ce discours.
    En revanche j'ai trouvé la critique (le coup de gueule plutôt) de Flavie vers 30 min assez discutable. Je ne vois pas en quoi Castlevania Lords of Shadow est gênant du point de vue de son gameplay, on aime ou pas, très bien. Les puristes de la première heure ont crié à l'hérésie et j'en ai entendu l'écho dans ce podcast, je peux le comprendre en soi. Le Gameplay est un peu hybride en ce sens qu'il va emprunter à du God Of War, à du Shadow of the Colossus... Ces influences sont elles mauvaises ? je ne trouve pas. Sont-elles trop visibles ? Là oui, certainement. Mais ce n'est pas ce point qui a été soulevé.
    Mais je ne vois pas en quoi un jeu vidéo ne peut pas emprunter sur certains aspects une logique cinématographique. Et les QTE n'ont pas été inventés par God of War, ils sont apparus dans cette terminologie avec Shenmue (et dans leur principe avec Dragon's Lair il me semble), le but étant de en créer une interaction entre le joueur et les séquences cinématiques. Personnellement je trouve l'idée bonne. Peut être discutable dans certains jeux (parce que trop de QTE...), mais bonne. En tous cas non, ils ne sont pas apparus avec Heavy Rain... Et puis "vous ne faites pas du cinéma interactif vous faites du jeu vidéo" Prétends-tu pouvoir définir ce que doit être le jeu vidéo ? Quelles limites il ne doit pas franchir ? Le jeu vidéo se cherche constamment, et peut être beaucoup plus depuis quelques années du fait des dernières évolutions technologiques. Bien sûr que la question se pose de ses interactions avec le cinéma, de la place donnée à ces interactions, de la façon dont elles sont "digérées" par le gameplay... Bien sur que le positionnement pas toujours très clair des développeurs peut poser question. Mais la réponse ne tient pas en un coup de gueule binaire. On ne fait pas "soit du Castlevania soit du Heavy Rain".
    Bref, je vous trouve plus pertinents sur vos réflexions concernant le JDR ; pour le jeu vidéo (et surtout pour le passage que j'évoque) c'est un peu du Maïté qui veut faire de la critique gastronomique. Ca manque de nuances.
    Alors oui, vous êtes entre amis et vous ne faites pas un podcast pro. Certes. Vos opinions n'engagent que vous. Certes (et mon commentaire n'engage que moi, aussi). Mais vous êtes tous très documentés voire spécialisés dans le jdr et sa conception. Ce qui donne de la rigueur intellectuelle à vos propos. C'est déjà moins le cas concernant vos digressions sur le jeu vidéo, même si encore une fois je suis assez d'accord sur certains points. Vous voulez faire une critique sur les interactions entre jdr et jv ? les jeux vidéo "interactifs"? Invitez un développeur.
    (Et sinon j'ai bien compris que Flavie aimait Castlevania (avant Lords of Shadow) et n'aimait pas God of War^^)

    Sur ce, bonne continuation !

    RépondreSupprimer
  26. Merci pour vos commentaires. J'étais en vacances, je n'ai pas pu répondre à tous évidemment.

    Juste un point, sur Bimbo, nous préparons des choses, le jeu nous a été envoyé pour le tester, mais étant donné que nous n'y avons pas encore joué, nous ne pouvions pas en parler et voilà tout ;)

    RépondreSupprimer
  27. Comme toujours, vos podcasts sont l'occasion de discussions intéressantes d'autant plus lorsqu'elles bénéficient de l'ajout de commentaires

    Et donc...

    Tout d'abord juste un petit hors sujet sur les QTE... On aime, on aime pas, on aime parfois... Ce qui peut être intéressant c'est de les utiliser en jdr.
    Je m'explique. Dans mes parties de JDR, il m'arrive de raccourcir les scènes d'action/de combat en faisant jouer deux ou trois moments clé de cette scène (avec le système de résolution approprié)... Ainsi on gagne en rythme et en intensité (fini les combat d'une heure trente)

    Mais c'est pas le sujet

    N'étant sans doute pas pourvu de vos compétences intellectuelles et n'ayant pas vraiment de théorie de référence je trouve que vous n'avez pas assez insister sur l'aspect interactivité du jdr.

    En fait, quand je dois définir le jdr de manière rapide auprès de néophytes je parle souvent de théatre/cinéma interactif qui se passe dans l'imaginaire (en gros)

    Ainsi je ne parle pas de MJ réalisateur et/ou MJ scénariste, mais de MJ demi réalisateur et demi scénariste puisque c'est avec ses joueurs qu'il va créer la partie (ou contenu fictionnel malléable... j'ai bon?)

    Ainsi c'est important de définir ou l'on place le curseur de l'interactivité dans les parties

    Bon sinon, il me semble que l'on évoque pas assez la notion d'overdose fictionnel (cherchez pas, je viens de l'inventer).
    En gros c'est cette impression qu'avec le temps c'est de plus en plus difficile de renouveler les propositions... L'impression de déjà vu, le besoin de toujours comparer a ce qui a déjà été fait...
    Et la c'est kifkif cinéma jdr... Ces jdr qui se ressemblent (univers comme game désign), pareil pour les films... Pire pour les films en fait. Vous n'en avez pas trop parlez, mais tant que des réalisateurs comme Bay penserons qu'un gros budget effets spéciaux diverti plus qu'un scénario (souvent timbre poste) on est mal...

    D'où l'intérêt des productions indies qui sortent des sentiers battus

    RépondreSupprimer
  28. Bonjour,
    C'est mon premier commentaire sur la cellule. :)
    Je suis en désaccord:
    la fiction existe dans le jeu de rôle( c'est un détail mais Romaric a insisté dessus).
    Dans la littérature chaque lecteur vie une expérience différente: si j’écris "Superman a une cape."sans précisée la couleur certain penseront qu'elle est bleu d'autre qu'elle est rouge. Pourtant ont dit qu'un roman,nouvel,... crée une fiction.Car la fiction crée n'est pas celle qu'a vécue le lecteur mais celle qui a été crée/transmise par les mots.
    De la même manière dans une partie de jeu de rôle les participants créent une fiction commune et unique avec leur parole.

    RépondreSupprimer