jeudi 28 septembre 2017

Podcast ADN N°19 : La Littérature de Jeunesse






(Durée 01: 39 : 55)
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Ô combien de joueurs ont commencé le jeu de rôle, en parcourant les "Livres dont vous êtes le Héros" ? Dans les années 80, nous jalousions tous le petit garçon de l'histoire sans fin qui disposait d'un livre dont le contenu fictionnel était malléable. Plus tard, c'est Harry Potter qui devait devenir le camarade de classe préféré de nos futurs passionnés de jeux de rôle. Aujourd'hui, c'est indéniable, la littérature de jeunesse est l'un des nombreux portails qui mènent au pays des jeux de rôle.


Cette semaine, sans trop nous attarder sur les nombreux ponts entre le jeu de rôle et la littérature de jeunesse, nous nous demandons plutôt quelles sont les spécificités d'un livre pour enfant. Comment appeler ce type de littérature ? La littérature de jeunesse est-elle une littérature naïve ? Est-ce parce que c'est pour les enfants que c'est enfantin ? Nos deux passionnées de littérature, Natacha et Flavie, nous montrent qu'au delà des livres pour les enfants se cachent les préjugés des adultes à leur sujet.

***

Ce podcast a été enregistré fin décembre 2016 et, hasard du calendrier, sa diffusion était prévue pour la semaine dernière. Le podcast sur Démiurges a finalement pris sa place. En le diffusant ce matin, j'ai une pensée pour Isabelle Périer qui nous a quittés la semaine dernière et qui avait consacré une grande conférence aux ressemblances entre le jeu de rôle et la littérature de jeunesse.


J'avoue avoir découvert l'existence de cette conférence cette semaine. Je la partage donc avec vous, ainsi qu'une pensée pour cette professeure, autrice et éditrice, qui avait entre autres ouvert les colonnes de Jeu de Rôle Magazine aux auteurs indépendants de La Cellule.

Bonne semaine à tous ! Portez-vous bien et, surtout, jouez bien !

9 commentaires :

  1. Merci pour ce podcast, qui change un peu, et dans lequel je me suis un peu retrouvé; je suis prof (d'anglais), je n'ai pas beaucoup lu de moi-même de litterature pendant un temps, par peur de lire de mauvais bouquins. J'ai lorgné sur les fiancés de l'hiver (mais je ne l'ai pas encore lu)et j'ai noté des titres, pour moi et ma compagne (qui est prof aussi, mais de français). Merci encore pour votre passion.

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  2. Coucou! Quand je suis rentrée, Rom m'a dit: "Tu avais dit que tu dirais le nom d'un livre dans les commentaires..." Il s'agit d'une Incroyable histoire de Willima Irish, pour frissonner quand le garçon voit quelqu'un se faire découper et ranger dans des valises... Mais pas que! (Ha! Quel résumé putaclic!)

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  3. Le papier c'est tellement 20ème siècle...

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  4. Le papier toilette aussi? kikoulol

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  5. Un conseil de lecture : La bête est morte, d'Edmond François Calvo (a-t-il été cité dans le podcast? J'ai un doute). C'est un roman graphique écrit en 1944 qui relate la 2eme GM en remplaçant les protagonistes par des animaux (façon "La ferme des animaux" de Orwell).

    Là aussi à ne pas mettre entre les mains des plus jeunes du coup, certains dessins peuvent choquer.

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  6. Super épisode - mais il n'y a pas de bibliographie dans l'article !!! Quelle cruauté !
    Sur le sujet "la littérature jeunesse a un propos" : c'est vrai que dans ce cadre, le propos, la morale, est presque toujours explicite. Au contraire des "littératures adultes". Il y a certainement un propos dans Le seigneur des Anneaux, c'est juste que, contrairement à la plupart des ouvrages destinés aux plus jeunes, on laisse le lecteur libre de chercher ou non son propos, de l'interpréter. C'est une liberté qu'on refuse aux enfants, on leur met bien le nez dessus. C'est probablement ce qui est si libérateur lorsqu'on commence à lire quelque chose de plus *subtil*.
    C'est d'ailleurs la même distinction qu'il y a entre les contes tradi tels qu'ils étaient racontées et comment ils ont été transcrits. Les conclusions de Perrault sont de ce fait exemplaires dans le domaine de l'explicitation outrancière...

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    Réponses
    1. J'ai l'impression qu'il y a une méconnaissance de la littérature jeunesse au sens fort de " littérature " dans ce que tu dis, ou du moins dans ce que je comprends dans ton commentaire. Plus grave, il y a un contresens sur Perrault. Celui-ci, pour commencer, destinait d'abord ses contes à des adultes. Même ceux destinés à " Mademoiselle " nièce du roi s'adressent à une future reine d'Europe déjà bien avancée dans ce que nous appelons l'adolescence. Ses morales n'ont pas pour premier rôle d'expliciter le sens aux enfants. De plus, dire que Perrault explicite ses contes dans ses morales, c'est dire qu'il supprime la littérarité, ce qui me paraît très injuste. Ses textes fournissent le champ à de nombreuses lectures et interprétations, le meilleur exemple étant qu'une lecture psychanalytique en a été faite : même si elle est discutable, elle a été rendue possible par le fait que le texte résiste.
      Par ailleurs, si tu souhaites une bibliographie, n'hésite pas à m'envoyer un mail (mon adresse est dans les contacts podcasteurs normalement), et je prendrai le temps de t'en confectionner une par genre / thème / cœur de cible. :)

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    2. Je ne sous-entendais pas ça. J'avançais l'idée que les conclusions sont plus explicites dans leur retranscription littéraire que dans leurs versions orales. Peut-être est-ce toujours un contresens, espérons qu'il soit moins grave (!).
      Il y a peut-être une méconnaissance de la littérature forte de ma part. Je vais jeter un œil aux ouvrages dont je dispose.

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  7. Pour ceux que ça chatouille, voici une bibliographie des ouvrages et auteurs cités dans ce podcast. Je ne prétends pas que cette bibliographie soit exhaustive...

    Ouvrages cités
    Max et Lily - Dominique de Saint Mars
    Dix petits pingouins - Marie-Hélène Grégoire
    La fête d'anniversaire - Thé Tjong-Khing
    Comment ratatiner... - Catherine Leblanc
    Cauchemars cherchent bon lit - Gérard Franquin
    Les orangers de Versailles - Annie Pietri
    Harry Potter - J.K. Rowling
    Touchez pas au Roquefort - Bernard Stone
    Alice - Caroline Quine
    Fantomette - Georges Chaulet
    Le club des 5 - Enid Blyton
    C'est moi le plus fort - Mario Ramos
    le clan des 7 - Enid Blyton
    Les 6 compagnons - Paul-Jacques Bronzon
    Histoires pressées - Bernard Friot
    Contes de fées à l'usage des personnes moyennes - Boris Vian
    Les sorcières sont nrv - Yak Rivais
    je suis en retard a l'école parce que - Davide Cali
    1,2,3 qui est là ? - Sabine de Greef
    Eulalie de potimarron - Anne-Sophie Silvestre (les folles aventures, les extravagantes aventures)
    Les fiancés de l'hiver - Christelle Dabos
    Le passeur - Lois Lowry
    La cité des livres qui rêvent - Walter Moers
    Le balai magique, les mystères de Harris Burdick - Chris van Allsburg
    Le prince de Motordu - Pef
    Tistou les pouces verts - Maurice Druon
    Moi j'adore maman déteste - Elisabeth Brami
    Le combat d'hiver - Jean-Claude Mourlevat
    L'épouvanteur - Joseph Delanay (tome 1: l'apprenti épouvanteur)
    Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire - Lemony Snicket

    Auteurs cités
    La Comtesse de Ségur
    Roald Dahl
    Alex Sanders
    Grégoire Solotareff
    Tomi Ungerer
    Christian Bruel

    Illustrateur cité
    Benjamin Lacombe

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